La Comédie humaine

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A propos de Balzac, ce site contient
: 1. Biographie de l'écrivain - 2. Une lecture de L'Interdiction - 3. Une présentation de La Muse du département4. Extraits de La Muse du département - 5. Une présentation de La Peau de Chagrin. - 6. Une présentation de La Maison du Chat-qui-pelote - 7. Une présentation du Bal de Sceaux - 8. Une présentation de La Vendetta -





Le projet de Balzac prend corps entre 1830 et 1840, en même temps qu'il écrit et publie, à un rythme intense. Dès 1830, apparaît le titre "scènes de la vie privée". En 1833-1834, il envisage, comme il le relate dans l'extrait de lettre ci-dessous, un grand ensemble pour lequel il va trouver un principe unificateur : le retour des personnages, mis en application dans Le Père Goriot  (1835) où Rastignac et Bianchon, dont le roman va évoquer la jeunesse, sont des personnages déjà connus des lecteurs de Balzac.
Mais c'est plus tard, dans une lettre à Hetzel de 1839, puis dans un contrat éditorial de 1841, qu'apparaît le titre : La Comédie humaine. Il est à remarquer, toutefois que, dès la lettre à Eve Hanska, la métaphore du théâtre servait déjà d'explication au projet.
En 1842, lors de la sortie du premier volume de l'édition Furne, il rédige une préface qui reprend et développe le projet soumis à Mme Hanska, en 1834.

Dans une lettre du 26 octobre 1834, Balzac explique un vaste projet (encore sans titre) à Eve Hanska :



 [...]
      Je crois qu'en 1838 les trois parties de cette oeuvre gigantesque seront, sinon parachevées, du moins superposées, et qu'on pourra juger de la masse.
      Les Etudes de moeurs  représenteront tous les effets sociaux sans que ni une situation de la vie, ni une physionomie, ni un caractère d'homme ou de femme, ni une manière de vivre, ni une profession, ni une zone sociale, ni un pays français, ni quoi que ce soit de l'enfance, de la vieillesse, de l'âge mûr, de la politique, de la justice, de la guerre, ait été oublié.
     Cela posé, l'histoire du coeur humain tracée fil à fil, l'histoire sociale faite dans toutes ses parties, voilà la base. Ce ne seront pas des faits imaginaires : ce sera ce qui se passe partout.
     Alors la seconde assise est les Etudes philosophiques, car après les effets viendront les causes. Je vous aurai peint dans les Etudes de moeurs les sentiments et leur jeu, la vie et son allure. Dans les Etudes philosophiques, je dirai pourquoi les sentiments, sur quoi la vie ; quelle est la partie, quelles sont les conditions au-delà desquelles ni la société, ni l'homme n'existent ; et, après l'avoir parcourue (la société), pour la décrire, je la parcourrai pour la juger. Aussi dans les Etudes de moeurs sont les individualités typisées , dans les Etudes philosophiques sont les types individualisés. Ainsi, partout, j'aurai donné la vie : au type, en l'individualisant ; à l'individu, en le typisant. J'aurai donné de la pensée au fragment ; j'aurai donné à la pensée la vie de l'individu.
     Puis, après les effets et les causes, viendront les Etudes analytiques dont fait partie la Physiologie du mariage, car après les effets et les causes doivent se rechercher les principes. Les moeurs sont le spectacle, les causes sont les coulisses et les machines. Les principes, c'est l'auteur; mais, à mesure que l'oeuvre gagne en spirale les hauteurs de la pensée, elle se resserre et se condense. S'il faut vingt-quatre volumes pour les Etudes de moeurs, il n'en faudra que quinze pour les Etudes philosophiques ; il n'en faut que neuf pour les Etudes analytiques. Ainsi, l'homme, la société, l'humanité seront décrites, jugées, analysées sans répétitions, et dans une oeuvre qui sera comme les Mille et une nuits de l'Occident.
[...]



placard publicitaire pour "La Comédie humaine"

Placard publicitaire pour le lancement de l'édition Furne (en réalité Furne est associé dans l'entreprise à trois autres éditeurs: Hetzel, Dubochet et Paulin) . Balzac a signé un contrat en 1841 qui l'engage pour huit ans.


L'organisation des textes suit ici celle de Pierre-Georges Castex pour l'édition de la Pléiade, qui elle-même est conforme à la 5e édition de La Comédie humaine par Furne.
Les oeuvres y sont placées dans l'ordre de leur succession éditoriale (avec, entre tirets, la date de la première édition) dans chacune des sections qui composent les trois grandes parties de La Comédie humaine. On peut noter ainsi que l'organisation n'est pas chronologique, qu'elle relève donc d'un projet défini, d'une volonté démonstrative de la part de Balzac.
Il ne faut pas oublier non plus qu'entre l'édition en feuilleton (préoriginale) et les publications en librairie, Balzac retouche souvent ses textes de manière considérable et qu'il fait de même pour les éditions suivantes. Pour voir comment travaille Balzac, aller sur la BNF pour découvrir la rédaction et la composition de La Femme supérieure. Par ailleurs, la majorité des textes passent par la presse : quand ce n'est pas en feuilleton, c'est en publication dans des revues en une ou plusieurs livraisons.
A l'intérieur même des sections, certains récits sont regroupés ainsi de Pierrette, Le curé de Tours et La Rabouilleuse réunis sous le titre "Les Célibataires" ; L'Illustre Gaudissart et La Muse du département sous le titre "Les Parisiens en province" ;  La Vieille fille et Le Cabinet des antiques sous le titre "Les Rivalités".
De même Ferragus, La Duchesse de Langeais et La Fille aux yeux d'or sont regroupés sous le titre "Histoire des treize".
La Cousine Bette et Le Cousin Pons sont rapprochés sous le titre "Les Parents pauvres".



I.  ETUDES  DE  MOEURS


1. scènes de la vie privée 2. scènes de la vie de province 3. scènes de la vie parisienne 4. scènes de la vie politique 5. scènes de la vie de la vie militaire 6. scènes de la vie de campagne

La Maison du Chat- qui -pelote   (sous le titre "Gloire et malheur") -1830- Ursule Mirouët - 1841, en feuilleton. Ferragus - 1833, en feuilleton. Un Episode sous la terreur    - 1839- Les Chouans -1829, sous le titre "Le Dernier des chouans" Les Paysans -1844, en feuilleton

Le Bal de Sceaux -1830- Eugénie Grandet - 1833- La Duchesse de Langeais -1833, en feuilleton, sous le titre "Ne touchez pas à la hache". Une ténébreuse affaire - 1841, en feuilleton. Une passion dans le désert -1837- Le Médecin de campagne -1833-

Mémoires de deux jeunes mariées -1841, en feuilleton. Pierrette -1840, en feuillleton. La Fille aux yeux d'or -1835, a porté un temps le titre de "La Fille aux yeux rouges". Le député d'Arcis - 1847, en feuilleton.   Le Curé de village - 1839, en feuilleton, de trois séries


La Bourse -1832- Le Curé de Tours - 1832, sous le titre "Les Célibataires" Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau - 1837- Z. Marcas - 1840   Le Lys dans la vallée - 1835


Modeste Mignon -1844, en feuilleton. La Rabouilleuse - 1841 et 42 en feuilleton. La Maison Nucingen - 1838 -      


Un début dans la vie -1844- L'Illustre Gaudissart - 1833- Splendeurs et misères des courtisanes - 1845 (mais des parties en sont publiées dès 1843)      


Albert Savarus -1842- La Muse du département -1843, en feuilleton. Les secrets de la princesse de Cadignan - 1839, en feuilleton.      


La Vendetta -1830- La Vieille fille - 1836, en feuilleton. Facino Cane - 1836 -      


Une double famille -1830,  d'abord intitulé "La femme vertueuse". Le Cabinet des antiques - 1839, en feuilleton. Sarrasine - 1830      


La paix du ménage -1830 Illusions perdues - 1837- Pierre Grassou - 1839-      


Madame Firmiani -1832-   La Cousine Bette  -1846, en feuilleton.      


Etude de femme -1831-   Le Cousin Pons - 1847, en feuilleton.      


La Fausse maîtresse -1841, en feuilleton.   Un homme d'affaires -1846-      


Une fille d'Eve -1838/39, en feuilleton.   Un prince de la bohème -1844-      


Le Message - 1832-   Gaudissart II  -1844-      


La Grenadière -1833-   Les Employés  - 1837, en feuilleton, sous le titre "La Femme supérieure"      


La Femme abandonnée -1833-   Les Comédiens sans le savoir -1846, en feuilleton.      


Honorine - 1843, en feuilleton.   Les Petits bourgeois - inachevé, publication posthume, 1850.      


Beatrix - 1839-   L'envers de l'histoire contemporaine: I. Madame de la Chanterie - 1842 sous le titre "Les Méchancetés d'un saint".      


Gobseck - 1830, d'abord intitulé "L'Usurier".   L'Envers de l'histoire contemporaine: II. L'initié - 1846.      


La Femme de trente ans - 1830/32, en feuilletons.          


Le Père Goriot -1834, en feuilleton.          


Le Colonel Chabert - 1832, sous le titre "La Transaction"          


La Messe de l'athée - 1836-          


L'interdicton - 1836-          


Le Contrat de mariage -1835-          


Autre étude de femme         - 1832-          




II. ETUDES PHILOSOPHIQUES

La Peau de chagrin - 1831-
Jésus-Christ en Flandre - 1831-
Melmoth réconcilié - 1835-
Le Chef-d'oeuvre inconnu - 1831-
Gambara - 1838-
Massimilla Doni -1837-
La Recherche de l'absolu -1834-
L'Enfant maudit -1831 -  (pour en lire un extrait)
Adieu - 1832-
Les Marana - 1832/33-
Le Réquisitionnaire - 1831-
El Verdugo - 1831-
Un drame au bord de la mer - 1834 -
Maître Cornélius - 1832-
L'Auberge rouge - 1831, en feuilleton.
Sur Catherine de Médicis -1830-
L'Elixir de longue vie - 1830-
Préface du "Livre mystique" (ce nom désigne les trois oeuvres qui suivent) - 1835-
Les Proscrits - 1831-
Louis Lambert -1832, sous le titre "Notice biographique sur Louis Lambert"
Séraphîta - 1835-

III. ETUDES ANALYTIQUES

Physiologie du mariage - 1829-
Petites misères de la vie conjugale - 1846 (mais constitué de divers apports dont les plus anciens datent de 1830)
Pathologie de la vie sociale (Traité de la vie élégante - 5 articles, 1830-, Théorie de la démarche - 4 articles, 1833 -, Traité des excitants modernes - 1839)




A consulter
: les notices de tous les romans de La Comédie humaine et les textes sur les pages du Groupe international de recherches balzaciennes.
A voir : les personnages de La Comédie humaine dessinés par Charles Huard pour l'édition Conard de l'oeuvre publiée dans la première moitié du XXe siècle.



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